Une boule en verre avec à l'intérieur une image inversée d'un ponton au bord d'un lac apaisant

Pourquoi un dirigeant ne devrait pas toujours croire ce qu’il ressent ?

Quand on dirige une entreprise, on ne veut pas se sentir stressé, agacé, inquiet ou envahi par le doute.
Et lorsque cela arrive, on tente souvent de corriger immédiatement la situation extérieure.

Mais est-ce toujours nécessaire ?

Ne vous est-il pas déjà arrivé d’intervenir, puis de le regretter ?

Ou de constater, avec le recul, que les choses se sont réglées d’elles-mêmes ?
Que ce qui semblait être un problème a simplement cessé d’en être un.

L’émotion ne vient pas de la situation

Une émotion négative n’est pas créée par la situation. Elle naît de l’interprétation que vous faites de cette situation.

Un client qui part n’est pas la cause directe de votre colère.
Une décision mal accueillie n’est pas la cause de votre frustration.
Une baisse de chiffre d’affaires n’est pas la cause de votre anxiété.

Ce qui déclenche l’émotion, ce sont les phrases dans votre tête :

« C’est catastrophique. »
« Je vais perdre la main. »
« Je ne suis pas à la hauteur. »
« Ça ne devrait pas se passer comme ça. »

L’émotion est la conséquence de cette lecture intérieure.

L’émotion négative et l’erreur de pensée

Sous stress, vous avez tendance à croire que votre ressenti confirme la réalité. L’émotion devient alors une preuve.

Si vous êtes inquiet, c’est que la situation est grave.
Si vous êtes en colère, c’est que quelqu’un a tort.
Si vous vous sentez submergé, c’est que la situation est ingérable.

Or ce raccourci altère votre lucidité.

L’émotion n’est qu’un signal

Une émotion négative signale qu’une pensée limite votre discernement.
C’est pourquoi j’appelle toute pensée qui déclenche une émotion négative une erreur de pensée.
Une erreur de pensée est une interprétation qui rétrécit votre capacité d’analyse.

Le mal-être que vous ressentez lorsqu’une erreur de pensée circule dans votre esprit vous invite à examiner la pensée que vous êtes en train de croire.

Pourquoi ?

Parce que ces pensées vous éloignent de la sérénité dont découle le discernement. Or le discernement est la clé de voûte de toute décision juste, de toute vision claire et de tout leadership solide.

L’erreur consiste à croire des pensées comme :

• Je suis seul — ce qui crée la tristesse.
• Je n’y arriverai pas — ce qui provoque le découragement.
• Les choses devraient être autrement — ce qui nourrit la colère.
• J’aurais dû agir autrement — ce qui entretient le regret.
• Ça va mal se passer — ce qui génère la peur.

Ces pensées ne sont pas le problème.
C’est le fait de les prendre pour des faits qui crée le problème.

Le véritable enjeu du leadership

Un dirigeant lucide ne cherche pas à ne rien ressentir : il apprend à ne pas confondre ressenti et réalité.

La prochaine fois qu’une émotion inconfortable surgit, ne cherchez pas immédiatement à corriger l’extérieur.
Demandez-vous plutôt :

« Quelle phrase suis-je en train de croire ? »

Tant que cette phrase reste invisible, elle dirige à votre place.

Pour rester aux commandes, il vous faut cultiver un esprit clair et calme, même sous pression.

Si vous souhaitez identifier ces mécanismes, sortir de l’influence de vos émotions et décider avec plus de liberté, je vous accompagne dans ce travail de clarification.

Stephanie Romeo
Coach de dirigeants
Créatrice de la méthode KAL™
Autrice du podcast 3 minutes pour tout changer

Portrait de Stephanie Romeo avec un haut jaune

Bio de l'auteure

Stephanie Romeo est coach spécialisée en gestion des pensées et des émotions, créatrice de la méthode KAL™ et autrice du podcast 3 minutes pour tout changer.
Elle accompagne les dirigeants dans les moments critiques, lorsque la pression devient trop forte ou qu’une épreuve bouscule leurs repères.
Elle les aide à retrouver de la clarté et à rester solides intérieurement en comprenant ce qui se joue en eux.

 

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Apaiser votre mental, relâcher la pression et reprendre le contrôle, en 3 minutes seulement.

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