Il arrive aussi aux dirigeants de se décevoir.
Je ne parle pas ici d’un objectif non atteint ou d’un contrat perdu.
Je parle de ces moments où vous découvrez chez vous une réaction, une émotion ou un comportement qui ne correspond pas à la personne que vous souhaitez être.
Par exemple, vous vous surprenez à ressentir de la jalousie alors que vous pensiez ne pas être jaloux, ou vous avez une réaction que vous jugez disproportionnée, alors que vous vous considérez comme quelqu’un de calme.
Et là, vous vous dites :
« Je ne suis pas aussi bien que je le croyais. »
C’est inconfortable.
Vous vous décevez.
Pourquoi cette déception est une bonne nouvelle
Se décevoir peut être perçu comme un échec, mais en réalité, se décevoir est une très bonne nouvelle.
Pourquoi ?
Parce que c’est un signal de lucidité.
Cela signifie que vous êtes capable de vous observer.
De prendre du recul sur vos réactions, sur vos pensées, et sur la manière dont vos décisions et vos comportements peuvent impacter les autres. Ceci est précieux.
Car votre manière d’être influence directement vos relations, vos équipes, et la qualité de vos décisions. Cette conscience vous permet d’ajuster votre posture.
Une invitation à l’humilité
Ces moments-là sont aussi une invitation à revenir à quelque chose de primordial : l’humilité.
Le mot vient du latin humus, la terre.
Être humble, c’est rester ancré, lucide, réaliste. C’est garder les pieds sur terre.
C’est s’accepter comme un humain avec ses qualités et ses fragilités.
Se décevoir devient alors une piqûre de rappel :
Vous n’avez pas besoin d’être “au-dessus”, mais d’être juste.
Comment transformer cette déception en levier de progression
À partir de là, vous avez le choix.
Vous pouvez rejeter ce que vous venez de voir.
Ou vous pouvez décider d’en faire quelque chose.
Voici une approche simple, directement applicable.
1 . Reconnaître
Voir ce qui est là, sans détour. Sans vous juger, mais avec curiosité.
Que s’est-il passé ? Qu’est-ce que cette situation est venue vous montrer ?
2 . Se féliciter
Lorsqu’ils se déçoivent, nombreux sont ceux qui prennent la fuite. Regarder les choses en face demande du courage et une maturité que tout le monde n’a pas. Félicitez-vous
3. Se réjouir
Ce que vous venez de découvrir est une ouverture. C’est le point de départ de votre évolution. Une nouvelle version de vous est en train de naître.
Ce qui se passe si vous évitez
À l’inverse, si vous refusez de regarder, vous mettez la poussière sous le tapis, mais la déception reste là.
Pour ne pas ressentir cet inconfort, vous pouvez commencer à regarder davantage ce qui ne va pas chez les autres. Votre regard devient plus critique, plus dur. Et cela se ressent immédiatement.
Votre posture perd en stabilité, vos relations peuvent se tendre, et votre impact s’affaiblit, alors même que votre rôle demande solidité et justesse.
À long terme, cette absence de lucidité limite votre capacité à inspirer confiance et à faire grandir vos équipes.
Une opportunité d’évolution
Se décevoir n’est pas l’expression d’une défaillance. C’est une opportunité.
Une opportunité de mieux vous comprendre, de renforcer la relation avec vous-même et d’affiner votre manière d’être et d’agir.
C’est précisément ce qui vous permet d’être plus juste dans vos décisions, plus stable dans vos relations, et de renforcer votre leadership.
Pour aller plus loin, écoutez la capsule 65 “Se dévevoir, une opportunité”.
Si vous souhaitez prendre du recul sur ce type de situation, comprendre ce qui se joue et ajuster votre posture, je vous accompagne.
Prenez rendez-vous.
Stephanie Romeo
Coach de dirigeants
Créatrice de la méthode KAL™
Autrice du podcast 3 minutes pour tout changer